Les langues dans la ville de Nouméa : sociolinguistique urbaine et interdisciplinarité Pour une recherche à visée sociale en contexte postcolonial
Mots-clés :
pratiques artistiques, plurilinguismes, contexte postcolonialRésumé
Cette contribution collective en hommage à Thierry Bulot présente quelques résultats d’un programme de recherche sociolinguistique intitulé Les langues dans la ville. Pratiques plurilingues et artistiques à Nouméa, programme financé par la DGLFLF et le CNEP. L’article souhaite montrer que Nouméa -ville créée par et pour la colonisation - devient peu à peu une ville « océanienne ». Une synthèse des analyses sociolinguistiques et glottopolitiques souligne qu’en contexte urbain les langues (kanak, océaniennes, et autres langues de la Région Asie-Pacifique) résistent difficilement à l’hégémonie du français. Une ouverture du champ de recherche et d’investigation à l’ethnomusicologie (notamment) permet de souligner comment – dans ce contexte politique encore sensible - les pratiques artistiques valorisant les plurilinguismes et les identités océaniennes résistent aux normes dominantes et sont essentielles au « vivre ensemble ».
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