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  • Explorer les pratiques linguistiques, textuelles et artistiques francophones du point de vue de l’entredeux et de l’écart
    Vol. 7 No. 1 (2018)

    Le présent numéro de Socles (N° 11) est consacré à la publication des actes des 3° Rencontres
    scientifiques du Réseau LaFEF (Langue française et Expressions Francophones) qui se sont
    déroulées à Oran, les 2 et 3 Mai 2017, en partenariat entre les laboratoires LISODIP (ENS
    Bouzaréah)et PREFics (Université Rennes 2) et le Ministère de l’enseignement supérieur, et
    ont eu pour thème de réflexion « Explorer les pratiques linguistiques, textuelles et
    artistiques francophones du point de vue de l’entre-deux et de l’écart ».
    Cette thématique a pour point de départ les travaux de François Jullien, Professeur titulaire de
    la chaire sur l’altérité du Collège d’études mondiales, qui fait de la question de l’entre-deux
    un outil épistémologique mis en œuvre à travers un concept médiateur à explorer : celui
    « d’écart ». L’entre — tel qu’il le théorise — n’est plus réduit au statut d’intermédiaire, entre
    le plus et le moins, mais se déploie comme « l’à travers ». L’entre (écart mais plein de
    potentialités) n’est pas non plus réductible à la catégorie de l’inter (espace plein de choses
    communes, au croisement de deux ensembles), plébiscitée dans les sciences humaines et
    sociales. Le concept d’entre-deux a également été exploré par le spécialiste critique de
    l’interculturel J. Demorgon sous la notion d’« interité », où l’inter (dans cette nouvelle
    acception) est la réalité première et fondamentale. Ainsi par exemple « l’entre-les langues »
    serait plutôt le tissu ordinaire et originel du monde sociolinguistique, qui, de ce fait, est là
    avant que des parties de ce continuum soit découpées et isolées sous la forme de langues, et
    qui perdure après ce découpage. Il est perçu comme un « entre-les-langues » parce que des
    conceptions dominantes / hégémoniques posent les langues clôturées comme priorité à la fois
    cognitive, politique et historique.
    L’entre-deux semble permettre une pensée de la transformation et du cheminement, de la
    construction et du processus. L’entre-deux est une façon d’analyser le mouvement de création
    entre deux pôles fixes ou mieux, de ces deux pôles entre autres à partir de leur entre-deux. Il
    peut se décliner en direction de très nombreuses pistes. Il initie également et surtout une
    nouvelle approche épistémologique et une nouvelle approche heuristique qui renverse de
    façon copernicienne les rapports entre les entités identifiées et l’entre ces entités.
    Cette approche s’inscrit de manière fondamentale et explicite dans le champ de
    l’interdisciplinarité. Cela ouvre un regard neuf sur la façon d’aborder les phénomènes
    sociaux, les créations humaines individuelles et collectives, notamment la question de
    l’identité et de l’altérité, ainsi que de leurs métamorphoses contextualisées.

  • Paysages minorants, dynamiques et implications
    Vol. 3 No. 6 (2015)

    Ce numéro de Socles réunit des articles sélectionnés à l’issue de la journée d’étude « Paysages minorants, dynamiques et implications » organisée le 5 mars 2014 à l’ENS de Bouzaréah faisant suite à l’appel à contribution traitant la même thématique, lancé par le laboratoire LISODIP.
    Il est sans doute présomptueux de prétendre faire ici un historique, fût-il succinct, de la question de la minoration et de ses implications, stratégies, paysages, etc. tant celle-ci semble plonger ses racines très loin dans les premières recherches sociolinguistiques. Si la linguistique structuraliste n’a pas inscrit la variation dans son objet en privilégiant une entrée par les langues standard, la sociolinguistique s’est vite tournée vers les usages hétérogènes en inscrivant, dès le départ et prioritairement, l’étude des variétés linguistiques dans ses relations complexes et naturelles avec les langues nationales, dominantes, supérieures, officielles, etc. Sans doute, la notion de « minoration » a-t-elle à voir avec un paradigme de hiérarchisation langagière impliquant des niveaux (normes, classes) et des projets (politiques linguistiques, planification). Cette caractérisation a été, implicitement, utilisée dans l’élaboration du concept de « diglossie » (Ferguson, 1959), décrivant des situations où des variétés de langues sont co-présentes mais hiérarchisées en variété(s) H et variété(s) L. Toutefois, l’étude des faits de langues comme dynamiques sociolangagières et non pas (uniquement) comme résultats de processus a permis de révéler que, par exemple, le phénomène de « minoration » ne peut être décrit en référence à ses manifestations linguistiques (description sociolinguistique des variétés linguistiques et leurs contacts) mais aussi et surtout en étant adjoint aux perceptions que s’en font les locuteurs. Car
    le qualificatif « minoritaire » peut autant s’appliquer à une communauté sociolinguistique majoritaire (les Chinois seraient minoritaires face aux Américains) qu’à une communauté (dite) minoritaire (les Kabyles, les Touaregs en Algérie). C’est dire que la « minoration » est plutôt une expérience qui se vit dans la différence, la rencontre, etc., ce qui implique que son appréhension devrait passer par des choix épistémologiques, théoriques, méthodologiques et éthiques ad hoc.

  • Rôles masculins et féminins dans les usages sociaux langagiers : quelles rencontres ? Quelles fractures ? Quelles dynamiques ?
    Vol. 3 No. 5 (2015)

    Le numéro que nous proposons à votre lecture est un beau florilège de la réflexion actuelle sur l’approche dite genrée, dans ses avancées et ses limites aussi. Nous remercions l’équipe du LisodiP de nous avoir fait confiance sur un sujet aussi délicat, qui paradoxalement heurte à la fois pour les pentes parfois trop rapides où il se laisse aller et les redites dans lesquelles il s’enlise déjà. Le choix de textes offerts1 témoigne de cette phase située de nos recherches collectives.

  • The invention of a literary language in a multilingual environment
    Vol. 1 No. 2 (2013)

    This second issue of the journal Socles follows on from a study day organized in May 2012. The various speakers were mainly interested in the question of bilingual writing in French-speaking Algerian literature and formulated some lines of research with the aim of moving towards a definition of what they may have called "the literary language," and more precisely a 'literary language' created in a plurilingual context.

  • Language Contacts and Computer Mediated Communication (CMO)
    Vol. 2 No. 3 (2014)

    The subject of this issue of the journal SocLes follows the work of the study day organized by LISODIP (December 2013). The aim was to review research in the field of language contacts in computer-mediated communication (CMO).
    Since the first work in this field (Anis, 1986; 1987; 1991), research shows that the CMO constitutes an area of multicultural socialization and language contacts (Atifi, 2007; Feussi, 2007; Ledegen, 2007; Legros et al. 2000; Lomicka and Lord, 2009; Marcoccia and Atifi, 2006). On the other hand, in the digital era (Baccino, 2004; Baccino et al, 2005) and globalization, the CMO is the basic vector for learning/teaching (Beetham and Sharpe, 2007; Legros and Bounouara, 2010; Zaidieh, 2012) and a challenge for research and didactics.

  • Développement de la compétence plurilingue et pluriculturelle des apprenants De la théorie à la pratique
    Vol. 2 No. 4 (2014)

    This issue of the journal Socles is part of the project
    of research from the LISODIP laboratory, one of whose objectives consists
    to rethink the relationships between languages in Algerian schools. In
    fact, the multilingual reality of the Algerian school gives rise to a set of
    questions about the role of languages in presence, some with the
    others, precisely the mother tongue/foreign language ratio. Of
    many researchers have addressed this question, each choosing their
    field of investigation and adopting a clean approach, different from
    that of the other. It results in an abundance of definitions not overlapping
    not always. They consequently introduce a blur into the field
    of research that cares about social contexts in the approach to
    teaching/learning situations of languages-cultures. In this
    optique, this issue of Socles offers the opportunity on the one hand, to wear a
    critical look at the theoretical approaches developed during
    in recent years to measure their degree of compatibility with
    teaching/learning situations of languages in Algeria and other
    part, to think, at the crossroads of two complementary approaches: the
    sociolinguistics and didactics on the way in which the 'already
    there" acquired or learned in Algerian Arabic or in Berber (with all their
    varieties) at the moment when the learner builds new knowledge
    in French as a foreign language. 

  • Reconfiguration of concepts For an epistemological reflection and methodological in sociolinguistics and in sociodidactique
    Vol. 1 No. 1 (2012)

    The subject of this issue of the journal Socles follows the
    work of the study days organized by LISODIP (May
    2012). Our concern was to submit for discussion
    some points of reflection on the way in which researchers,
    notably in the fields of sociolinguistics and
    didactics of languages and cultures, problematize — with a view
    to re-configure them — fundamental concepts such as
    variety, variation, context, etc. The starting point of this
    reflection is to allow researchers to confront their
    points of view, to share their work and that, in a
    dialogical complex, reflexive, hermeneutical eminently
    alteritaire. The main question that guides the journey of this
    number is to question the interpretative scope and
    heuristic of concepts such as linguistic variety, variation,
    context, situation, contextualization.