Une écriture entre deux langues Contraintes et enjeux de l’entre-deux chez Malek Haddad
Mots-clés :
M.Haddad, Écriture bilingue, stratégies discursives, altérité, langue d'expression, diglossieRésumé
La littérature algérienne d'expression française a émergé dans un contexte
marqué par un système colonial dominant et a dû donc très tôt être confrontée
à la problématique de l'écriture bilingue dans la mesure où elle est constituée
par la langue d'origine de l'écrivain algérien (arabe, berbère) et la langue
d'expression littéraire : le français. Malek Haddad a vécu dans la douleur
cette dichotomie (le drame du langage, disait-il) au point de songer à poser le
stylo et à se murer dans le silence. Il n'a cependant pas hésité, au prix d'un
déchirement intellectuel et linguistique à sexprimer dans la langue de l'autre
pour parler du même et représenter la condition historique de ce dernier.
Mais si Malek Haddad utilise la langue française comme langue d'expression
artistique, il n'en demeure pas moins que la langue arabe est présente en
filigrane dans le tissu même du texte haddadien en ce sens qu'elle nourrit
l'imaginaire et la poétique de cet écrivain d'où un bilinguisme qui traduit une
quête ontologique torturée mais assumée..
Mon travail de recherches s'intéressera à cette dualité et cet écartèlement
culturel exprimé par l'auteur lui-même dans les Zéros tournent en rond. Il se
propose de dégager les ressorts de cette écriture bilingue et d'étudier
quelques uns des procédés stylistiques employés par Malek Haddad dans ses
quatre oeuvres romanesques. Enfin, ma recherche tentera de mettre en lumière
les enjeux de cette écriture de l'entre-deux.
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