Métaphore marine et langue(s) d'écriture dans L'Exproprié de Tahar Djaout.
Mots-clés :
T.Djaout, langue-mer, écriture plurielle, langage poétique, métissageRésumé
Quand le langage perd son pouvoir de nomination, quand il est réduit à servir
d'outil de propagande, ses ressources n'ont d'autres justifications que ce que
leur fait dire une « sémiotique négative », organiquement liée à ce que
T. Djaout nomme la « rhétorique imprécatoire ». L'être solaire, « gavé de
lumière froide et de parcelles d'astres argentés », figure privilégiée de notre
auteur, puise une grande partie de son énergie vitale dans ce réservoir
inépuisable du sens de la réalité que véhicule l'autre langue. C'est elle en
effet qui le met plus directement en relation avec ce qui dans l être relève à la
fois de l'expérience de la vie tout court, comme de celle de la pure
transparence.
L'écriture djaoutienne professe une adhésion sans réticence à tous les thèmes
dynamiques, offrant l'aspect d'une écriture plurielle, où ressort clairement un
brassage permanent de langues, de voix et de styles ; elle épouse les
« humeurs variables », de la langue-mer qui élève ce qu'elle porte à l'oeuvre
au plus haut sommet de ce qu'il y a de plus affirmatif, de plus haut et de plus
décisif dans l'être.Quand le langage perd son pouvoir de nomination, quand il est réduit à servir
d 'outil de propagande, ses ressources n ont d autres justifications que ce que
leur fait dire une « sémiotique négative », organiquement liée à ce que
T. Djaout nomme la « rhétorique imprécatoire ». L être solaire, « gavé de
lumière froide et de parcelles d astres argentés », figure privilégiée de notre
auteur, puise une grande partie de son énergie vitale dans ce réservoir
inépuisable du sens de la réalité que véhicule l autre langue. C est elle en
effet qui le met plus directement en relation avec ce qui dans l être relève à la
fois de l expérience de la vie tout court, comme de celle de la pure
transparence.
L'écriture djaoutienne professe une adhésion sans réticence à tous les thèmes
dynamiques, offrant l'aspect d'une écriture plurielle, où ressort clairement un
brassage permanent de langues, de voix et de styles ; elle épouse les
« humeurs variables », de la langue-mer qui élève ce qu'elle porte à l'oeuvre
au plus haut sommet de ce qu'il y a de plus affirmatif, de plus haut et de plus
décisif dans l'être.
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